21.09.2007

Fillon ou l'art d'enfoncer une porte ouverte

ba2fd30b1c61e2563ecc95401c515198.jpgFillon vient de déclarer : 

"Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite au plan financier. Je suis à la tête d'un Etat qui n'a pas fait un budget à l'équilibre depuis 25 ans et qui est depuis 15 ans en déficit chronique".

"Mon objectif est de ramener le budget de l'Etat à l'équilibre d'ici à la fin du quinquennat".

Source Reuters.

Il y a de quoi rester sans voix ...

13.09.2007

Réforme et Croissance : la quadrature ?

La crise boursière a frappé l’ensemble des milieux financiers dans le monde. Suite à cet événement de grande ampleur, la Banque Central Européenne (BCE) a injecté une quantité astronomique d’euros dans notre économie pour permettre aux banques de survivre. La crise américaine est très compliquée à comprendre si on ne s’y intéresse pas de prés. Cependant, il est assez clair qu’elle va avoir des conséquences néfastes et encore mal évaluées : Les conditions d’emprunt vont être durcies tant pour l’immobilier que pour la consommation, risques d’inflation ….

En plus de cela, l’OCDE nous prédit une croissance particulièrement faible à 1.8% pour la France. Le gouvernement ne valide pas ces chiffres pour n’inquiéter personne, pourquoi pas … Rappelons également le cout du paquet fiscal qui est chiffré autour de 12 milliards d’euros par an, le déficit qui augmente à 47 milliards et les dépenses qui ont augmenté. Même si la plupart des économistes sont sceptique sur les retombées économique des ces réformes ciblées, ne faisons pas de procès d’intention, restons optimiste. Oui mais …

- La semaine prochaine, l’Europe doit étudier la proposition de Sarkozy de repousser de 2010 à 2012, l’équilibre budgétaire. Disons que ca passe.

- Le 18 septembre, notre président doit présenter le 2e volet des réformes économiques envisagées.

- Il faut augmenter le budget de la recherche, financer les crédits d’impôts.

- Enfin, il faudra aligner des moyens financiers considérables pour financer, on l’espère, les actions qui ressortiront du « Grenelle de l’environnement ». Sinon, il ne fallait pas l’appeler « Grenelle » !

Sur bien des aspects, ces réformes s’avèrent nécessaires et dans une certaine mesure on peut y être favorable. Mais qui va payer vu l’état de la croissance et vu la volatilité des marchés à risques !

Alexandre Bocquillon