11.04.2009

Alain Minc VS François Bayrou

Lepéniste light, fils spirituel de Barrès et Maurras, qui pourrait croire que sous ce portrait pour le moins fascisant se cache F.Bayrou.? C'est pourtant ce que tente de démontrer A.Minc dans un article pamphlétaire paru cette semaine dans l'hebdomadaire Marianne (N°624,4-10 avril 2009, p45).

Pour ce proche de l'Élysée, le président du MoDem aurait cédé aux sirènes du populisme le plus débridé, multipliant les positions démagogiques sur l'OTAN, la relance ou encore la laïcité. Outre que tout jugement modéré ou indépendant semble le contrarier, A.Minc, qui s'est récemment piqué de publier une Histoire de France, ne cesse de convoquer l'histoire de manière hasardeuse. Il se choque ainsi d'entendre  « l'exécuteur testamentaire du MRP se présenter comme un opposant à l'Otan », mais pourquoi F.Bayrou devrait-t-il être esclave de la position d'un parti de centre gauche atlantiste, mort avec la Quatrième République en 1958? .

Le plus grave reste bien sûr l'assimilation des déclarations du leader centriste aux thèses de l'extrême droite traditionaliste, donc l'auteur n'hésite pas à convoquer les mânes « Barrès, Maurras? Je persiste et signe toujours. ». Lorsque Bayrou prétend que « Sarkozy n'incarne pas les valeurs de la France » Minc entend dénonciation du « métèque » et ressort le couplet sur Sarkozy « immigré de la deuxième génération ». C'est infâme et digne des plus odieuses pratiques staliniennes, qui hurlaient au fascisme à la moindre critique. Minc fait semblant de ne pas voir que les valeurs de la France défendues par le MoDem sont celles de l'humanisme, de la Révolution Française et des droits de l'Homme, celles que précisément l'extrême droite a toujours rejetées. Certes, ce ne sont pas les valeurs de ceux qui mélangent identité nationale et immigration, pas celles de ceux qui cherchent à soumettre au chef les autres pouvoirs qu'il soient judiciaires ou médiatiques. On a beau retourner l'histoire dans tous les sens, le soit disant « populisme à l'Etat brut » de F.Bayrou n'est rien à côté de celui qui prend prétexte de la moindre émotion populaire pour durcir les lois répressives, la dernière en date devant punir les bandes. Enfin, le subtil observateur de la vie politique française qu'est A.Minc devrait se rappeler qu'au premier tour de la présidentielle de 2007, ce n'est pas F.Bayrou qui a massivement absorbé les voix du Front National.

Cet article qui use jusqu'à l'écoeurement de références historiques, est aussi convainquant qu'un discours d'Henri Guaino sur l'Afrique ou la Résistance. Il partage avec la plume de N.Sarkozy le même goût pour la déformation de l'histoire à des fins politiques. Retournons lui ses propres mots « S'il le fait consciemment, c'est grave; inconsciemment c'est scandaleux ».

F. BOUYER
Professeur agrégé d'histoire

21.11.2008

Appel républicain à La Garenne-Colombes

Collège « Kleber Haedens » : manifestons notre désaccord !

Amis Democrates,

Vous en avez peut-être entendu parler, la section MoDem de La Garenne-Colombes a lancé une pétition pour protester contre le choix du nom de Kleber Haedens pour le second collège de la ville, encore en construction dans un quartier proche de Nanterre.

Si le nom de Kleber Haedens ne vous dit rien, de nombreuses recherches nous ont conduit à dénoncer haut et fort l'incompatibilité d'associer le nom de Kleber Haedens à un collège de la République, République dont il pensait (à l'instar de ses mentors, Barrès, Maurras), qu'elle était le plus mauvais des régimes, puisque «les hommes de la République se sont révélés en toute circonstance comme les mystificateurs du peuple».

En tant que journaliste, il a écrit dans l'Action Française, Idées, L'Insurgé, Aspects de la France, des revues chargées de diffuser la
doctrine du 'nationalisme intégral' de Maurras, ainsi que Compagnons, une revue de propagande pétainiste publiée par Vichy sous l'Occupation.

En tant qu'écrivain, Haedens a écrit une Histoire de La Littérature Française qui renie l'héritage des philosophes des Lumières: Voltaire, Montesquieu, Rousseau... Nous avons également compris que cet ouvrage était en fait une œuvre de commande de l'éditeur René Julliard, pétainiste convaincu, qui, installé à Vichy, publiait des ouvrages s'inscrivant dans la ligne de la 'révolution nationale'. D'ailleurs, Jean
d'Ormesson ne s'y était pas trompé en qualifiant ce livre «*d'ouvrage de combat*».

Et pour finir, ironie de l'histoire. Kleber Haedens n'aimait guère les enseignants. Dans un article publié en 1937 dans l'Insurgé, il parle en effet de la nécessité de «contrebattre l'influence pernicieuse des manuels littéraires et celle, non moins détestable, des professeurs de français»!

Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes, a demandé que la ville de La Garenne et le Conseil Général fassent œuvre de mémoire envers cet écrivain oublié. Il souhaite également que l'Histoire de La Littérature Française écrite par Kleber Haedens soit distribuée à tous les enfants garennois entrant en sixième, car il s'agit selon lui d'un ouvrage écrit par un esprit libre et anticonformiste.

Malgré l'intervention de Christophe Conway (élu municipal MoDem à La Garenne-Colombes) et de son équipe, qui ont, le 14 octobre dernier, adressé une lettre ouverte aux conseillers généraux des Hauts-de-Seine, le nom de Kleber Haedens a été adopté par les seules élus UMP du département le 20 octobre dernier.

La section MoDem de La Garenne-Colombes ne baisse pas les bras : tant que le nom du nouveau collège n'aura pas été validé par son conseil d'administration, il est encore possible d'agir. Cette affaire doit nous mobiliser, parce qu'il n'est pas tolérable de donner à un collège de la
République le nom d'un tels homme.

Nous vous invitons donc à vous rendre sur le site www.la-garenne-democrate.com pour signer en ligne la pétition et surtout à venir vous joindre à la manifestation organisée par des garennois le 26 novembre à 15h, devant le site du futur collège.

Pour cette manifestation, nous avons été rejoint par le groupe PS et PCF de La Garenne-Colombes, nous avons besoin de militants 'Orange' pour équilibrer face aux socialistes.

Vous retrouverez ci-joint l'Appel Républicain qui sera distribué ce week-end à La Garenne. N'hesitez pas en parler autour de vous et nous vous attendons nombreux.

 

Sébastien Beauval, Jeune Démocrate de La Garenne-Colombes et toute la section de La Garenne-Colombes

 

PDF pour cet appel républicain

10.04.2008

La stratégie de Sarkozy contre Bayrou

Voici le contenu intégral de la note interne adressée par un de ses conseillers politiques au chef de l'Etat. Celle-ci a été rédigée avant la réunion qui s'est tenue mercredi 9 avril à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à laquelle participaient des responsables de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Forum des républicains sociaux, de la Gauche moderne, des Progressistes, ainsi que Jean-Marie Cavada et Michel Mercier, en vue de constituer un "comité de liaison de la majorité présidentielle".

"1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.

Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.

Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.

Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations-suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.

Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.

Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.

Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.

2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.file_305493_167916.jpg

Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement, comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.

Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.

Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.

Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.

En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.

3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.

Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité présidentielle n'en est que plus opportune."

Fin de citation.
Belle preuve de cynisme et de retour aux magouilles politicardes non ?

 

Source : Le Monde

18.12.2007

Retour du froid : personne n'est à l'abri !

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Source : www.marianne2.fr  

20.09.2007

L’ouverture au gouvernement dans les faits

0ff67e90a97b1253511bd30703ed98fd.jpgSi la plupart des mesures du nouveau pouvoir sont encore en gestation, rien n’empêche de jeter un regard critique sur ce que Sarkozy appelle l’ouverture.

On peut déjà classer les cas de Kouchner, Jouyet et Morin car leur seul pouvoir se limite à leur titre. La Défense et les affaires étrangères ont toujours été le domaine réservé du président, à juste titre. De plus, il semble que leur cabinet et leurs collaborateurs aient été choisis non pas par eux mais par l’Elysée directement. Kouchner se sens même obligé de parler de guerre (!) afin d’exister médiatiquement… il y a peut être un moment où il est bon de tourner 7 fois sa langue avant de prendre la parole …

Mais soyons un peu positifs, il reste Fadela Amara et Martin Hirsch. Partons du principe qu’ils sont de bonne foi, eux qui n’ont accepté leur poste que pour se placer justement dans l’action et dépasser le rôle beaucoup plus confortable de la critique. Donnons-leur une chance.

Cependant jusqu’à maintenant on peut se demander :

1-     Quels sont leur moyens d’action ? Le budget de leur ministère respectif est environ 10 fois inférieur à d’autres ministères pas forcément plus importants.

2-     Quelle place pour le débat et quelle écoute y’a-t-il pour ces « sous ministres » au sein du gouvernement ? Ils se sont pourtant positionnés clairement contre le principe des tests ADN et contre la franchise médicale de 50€ par an et par personne.

3-     Qu’on-t-il mis en œuvre pour le moment ? Leurs projets sont en cours de gestation. Le revenu social de solidarité va être testé dans quelques département. Certes. Il semble que la réforme des régimes spéciaux ne puisse pas attendre 15 jours. Qu’en est-il des conflits dans les banlieues, des bagarres de gangs qui pénètre jusqu’à la Capitale, de mal de vivre de leurs habitants, du « vivre ensemble » etc… Ces questions attendront Janvier, juste avant les élections municipales.

Effets d’annonces ou réelles réformes en vue? Pour le moment, nous ne pouvons que nous poser des questions. Cependant les problèmes de croissance et le coût des cadeaux fiscaux de cet été ne vont pas aider.

dbc919e799668eebc4d19df3fdcfc902.gifLes lecteurs pourront trouver que cet article est partisan et n’aborde que le « coté obscure » de l’actualité. A titre personnel, je souhaite réellement que des réponses soient trouvées. Cet argumentaire est ouvert à la contradiction. Quelles sont, selon vous, les éléments positifs qui auraient du trouver leur place dans les lignes ci-dessus ?

Alexandre Bocquillon.

7e Circonscription.

22.08.2007

De Robien nommé au BIT

3245ef0047257f39053bdfa1bf745755.jpgGilles de Robien -qui était le seul Ministre UDF à participer aux gouvernements de Chirac II, contre l'avis de son parti- avait rallié Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, le préférant au candidat de son propre camp, François Bayrou.

Nous nous demandions bien ce qu'il avait obtenu en échange, puisqu'il n'avait obtenu ni nouveau strapontin ministériel, ni arrangement pour les élections législatives, auxquelles il n'était pas candidat, bien qu'étant maire d'Amiens.

Ces jours-ci nous avons eu la réponse : Gilles de Robien vient d'être nommé "délégué français au conseil d'administration du Bureau international du travail". Petit rappel : Le BIT est l'organe executif de l'OIT (Organisation Internationale du Travail).

Comme quoi, la trahison ça rapporte toujours !

Raphaël Gourévitch,
Délégué à l'Animation

19.08.2007

Le conseil constitutionnel contre le crédit d'emprunt du gouvernement Sarkozy

ab052503cd6bccdbdfcbc6994bd2f9f3.gifLa promesse de Nicolas Sarkozy sur le crédit d'impôt pour l'accès à la propriété privée se retrouve rattrapée par le Conseil Constitutionnel. Sa mesure proposait, pendant 5 ans, une baisse de l'impôt pour les propriétaires souscrivant à un crédit immobilier pour l'achat ou la construction de leur résident principale.

Priés de s'expliquer sur la rétroactivité de la loi, Eric Woerth et Christine Boutin ont répondu que la mesure démarrerait le 6 mai 2007 car "la rétroactivité des lois, cela n'existe pas vraiment. Et là, il faut bien démarrer à un moment. C'est donc à partir de l'élection du président de la République que cette mesure sera applicable". Nicolas Sarkozy a procédé à un recadrage en imposant le fait que la loi sera rétroactive sur les 5 dernières années.

Le Conseil ne l'a pas entendu de cette oreille et l'a censuré jeudi dernier. La raison : "la loi avantageait certains contribuables, ceux ayant contracté des prêts depuis 2002, sans que ce traitement défavorable aux autres contribuables soit justifié au regard de l'objectif de redistribuer du pouvoir d'achat qui concerne tous les Français."

En réponse à cela, François Fillon a publié un communiqué dans la journée informant que le gouvernement allait faire une autre proposition dans les jours qui suivent pour tenir les engagements de l'ex-candidat Sarkozy.

Comme quoi, même notre président Sarkozy a réussi à faire des mesures irréalisables.

Christophe BEYER
3ème circonscription des Hauts de Seine

16.08.2007

En souvenir de Dédé